Qu'est-ce que la transparence salariale ?
La transparence salariale désigne l'ensemble des pratiques qui rendent la rémunération visible : afficher une fourchette dans les offres d'emploi, répondre aux questions des candidats sur le salaire, et parfois publier des rapports sur les écarts de rémunération. Dans le recrutement, le sujet central est l'affichage de la rémunération dans les offres, devenu obligatoire dans plusieurs juridictions.
Pourquoi la transparence salariale est-elle importante ?
- Pour les candidats : savoir tout de suite si le poste est compatible avec leurs besoins évite des processus entiers qui échouent à l'étape de l'offre.
- Pour l'employeur : moins de refus d'offre pour des raisons salariales, un meilleur taux d'acceptation des offres et une réputation d'honnêteté.
- Pour l'équité : une fourchette publique limite les écarts injustifiés entre personnes embauchées pour le même poste.
Exemples par juridiction
Ontario. Depuis le 1er janvier 2026, les employeurs de 25 employés ou plus doivent indiquer la rémunération prévue ou une fourchette dans toute offre d'emploi publique. L'écart de la fourchette ne peut pas dépasser 50 000 $ par année. L'obligation ne s'applique pas si la rémunération prévue dépasse 200 000 $ par année. Les mêmes règles exigent de préciser si le poste est réellement vacant, de divulguer l'usage de l'intelligence artificielle dans la sélection et interdisent d'exiger une expérience canadienne.
Colombie-Britannique. Depuis le 1er novembre 2023, tous les employeurs sous compétence provinciale doivent inclure le salaire ou une fourchette dans les offres d'emploi publiques. Selon le gouvernement de la C.-B., l'information doit refléter l'attente raisonnable de l'employeur au moment de l'affichage, et le candidat peut négocier en dehors de la fourchette.
Québec. La Loi sur l'équité salariale vise les écarts entre catégories d'emplois à prédominance féminine et masculine ; elle n'impose pas l'affichage du salaire dans les offres. Afficher une fourchette reste une bonne pratique, et une firme qui recrute pour des postes en Ontario ou en C.-B. doit respecter les règles de ces provinces.
États-Unis. Plusieurs États ont des règles. Au Colorado, la loi Equal Pay for Equal Work exige d'afficher la fourchette de salaire de base et une description générale des avantages, et vise aussi les postes à distance qui pourraient être exercés au Colorado. En Californie, les employeurs de 15 employés ou plus doivent inclure l'échelle salariale, soit une estimation de bonne foi de la fourchette qu'ils prévoient payer (Labor Code 432.3). D'autres États et villes ont adopté des règles comparables : vérifiez la loi applicable à chaque lieu de travail.
Ces repères résument des sources officielles consultées en septembre 2026. Ils constituent de l'information générale, pas un avis juridique.
Bonnes pratiques
- Afficher une vraie fourchette. Une fourchette de 40 000 $ à 140 000 $ ne dit rien au candidat et, en Ontario, dépasse l'écart permis.
- Harmoniser toutes les plateformes. Une offre diffusée sur plusieurs sites doit porter la même fourchette partout.
- Préparer la réponse aux employés actuels. Une fourchette publique amène des questions internes : mieux vaut avoir revu ses propres écarts avant.
- Documenter. L'Ontario exige de conserver les offres publiques et les formulaires de candidature pendant trois ans.
Avec RecruitEasy
Le formulaire d'offre de RecruitEasy comporte un champ de rémunération affiché sur l'offre publique. La multidiffusion d'une offre vers plusieurs sites d'emploi est en développement et n'est pas encore offerte. Les offres publiques portent aussi par défaut une mention d'usage de l'IA, que l'organisation ne peut retirer qu'en attestant compter moins de 25 employés. Le guide des échéances de conformité RH 2026 au Canada détaille le reste du calendrier.